Disponible en DVD le 23 juin 2016!

© Schweiz. MS-Ges. / Ethan Oelman

Maintenant dans les Salles!

DVD  / VoD

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Du 23 Juin le film "Destins Multiples" est disponible, ainsi que de nombreux bonus et un livret dans un double DVD!

 

Précommande sur CeDe.ch

 

Les bonus :

 

- Les protagonistes aujourd‘hui?

- Jann chez «mise au point» (RTS1)

- Luana et Jann chez «Aeschbacher»

- «Tagesgespräch» (SRF1)

- «Turné» (TSI1)

- Clip pour la chanson titre

- Qu’est-ce que la SEP?

- L’état de recherche

- L’interview avec le réalisateur

- Du travail maturité au cinéma

- Galerie de photos

- Remarques du réalisateur: Qu’est-ce qui reste?

Profond, informatif, émotionnant:

Ce film vous prend aux tripes.

    - MS-Magazin Forte

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Jann Kessler scrute avec son excellent documentaire les possibilités et les limites du média film, de l’empathie et les sphères marginales de l’existence humaine.

                          - Dieter Fahrer

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Une analyse impressionnante d’une maladie.

  - Solothurner Filmtage

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Œuvre d’une maturité étonnante, réalisée avec une grande empathie et sensibilité.                         - NZZ

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Jann Kessler a réussi de manière impressionnante un film qui montre sans ménagements les problèmes et restrictions auxquels sont exposés quotidiennement les personnes frappées de SEP, sans faire étalage des protagonistes.

                     - Schweiz. MS-Gesellschaft

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La mère de Jann souffre depuis de longues années de sclérose en plaques (SEP). C’est à partir du moment où elle perd la faculté de parler qu’il commence à s’intéresser davantage à sa maladie. Alors, dans l’espoir d’en savoir plus, ce jeune adulte de 18 ans se met en quête. Au bout de longs travaux de recherche et après avoir fait la connaissance de 15 personnes atteintes de la SEP, il prend la décision de tourner un film sur quelques-uns de ces destins. Six personnes nous racontent de manière très impressionnante et ouverte comment elles s’y prennent avec la SEP, mais également avec elles-mêmes et leur vie. Ainsi, Luana, Bernadette, Rainer, Melanie, Oliver et Graziella, malgré les restrictions très graves auxquelles ils sont sujets peuvent jouir parfois de leur vie et la vivre très intensément. Or, comme le film l’illustre bien, ce n’est pas une chose simple car l’on est confronté parfois avec des pensées de suicide et la conscience de sa propre fin.

 

Dans ce film, le cinéaste intègre aussi les expériences faites avec sa mère. Il essaie de comprendre pourquoi elle a choisi de refouler sa maladie mais aussi d‘accepter, après coup, sa décision. Pendant le tournage du film, il va voir plus souvent sa mère à l’institut où on la soigne et il lui lit des histoires. C’est au cours de ces visites qu’il la filme de plus en plus souvent bien qu’elle ne soit plus capable de donner son assentiment. C’est ainsi qu’il donne aux spectateurs la possibilité d’assister à son propre processus d’assimilation. Ainsi est né un film, empreint d’une confiance perceptible, présentant beaucoup d’aspects de la maladie, sans reculer devant les questions difficiles, et qui montre aussi les beaux moments de la vie.

La SEP change radicalement la vie de ceux qui en sont frappés et de leur famille. Cette maladie inflammatoire du système nerveux peut causer des préjudices très graves. Plus de 10 000 personnes en Suisse sont frappées de cette maladie incurable et chaque jour, une personne est confrontée au diagnostic SEP.

 

C'est quoi la SEP?

La sclérose en plaques est une affection inflammatoire chronique du système nerveux central (cerveau et moelle épinière) qui se manifeste le plus souvent chez les jeunes adultes. Malgré des recherches intenses, la cause de la SEP est toujours inconnue.

 

Comment la sclérose en plaques se manifeste-t-elle?

Les symptômes et handicaps peuvent être individuels ou se manifester en combinaison à un âge compris entre 20 et 40 ans. Les troubles affectent différentes fonctions du corps, telles que la perception visuelle, l’équilibre, la mobilité (paralysie des bras ou des jambes) ou se manifestent par des douleurs ou des dysfonctions de la vessie ou des intestins. En plus, beaucoup de personnes frappées de SEP souffrent de grande fatigue, de troubles de sensibilité et d’incapacité de concentration. Le tableau des gênes est individuel pour chacune des personnes souffrant de SEP. Pour cette raison cette maladie est aussi appelée la maladie aux 1000 faces.

 

Comment la slérose en plaques se développe-t-elle?

Actuellement, la sclérose en plaques est inguérissable. Les thérapies et médicaments disponibles ne peuvent que retarder le cours de la maladie, et pour certains malades, ils n’ont pas d’effet du tout. Néanmoins, il existe des malades frappés de SEP qui même après des années depuis le diagnostic ne doivent lutter que contre des restrictions de peu d’importance. Toutefois, l’insécurité persiste, parce qu’il est impossible de pronostiquer le cours de la maladie.

 

Contacts

Ce tableau contient les infor-mations les plus importantes.

Pour les informations détail-lées sur la SEP veuillez con-sulter le site Web de la Sociéte suisse de la SEP:

 

 

 

 

Grâce à l’infoline de la Société suisse de la SEP, vous avez la possibilité de vous faire informer de manière compétente et gratuitement par du personnel qualifié:

 

0844 674 636

(Lundi - vendredi, 9 - 13 Uhr)

Bernadette

Rainer

Graziella

Mama

Luana

Melanie

Oliver

INTERVIEW DU RÉALISATEUR

 

Monsieur Kessler, votre mère est atteinte de sclérose en plaques depuis des années, elle vit dans un hôpital et a perdu l’usage de la parole. Pourquoi donc avez-vous tourné ce film ?

J’ai beaucoup rêvé d’elle et de sa situation ce qui m’a toujours plus affecté. J’ai ensuite senti qu’il était grand temps pour moi de me pencher sur le sujet. Comme il me fallait un sujet pour mon travail de maturité, j’ai sauté sur l’occasion. Je me suis alors mis sous pression. Une pression auto-imposée et volontaire. Cela étant, je décidai de réaliser un journal dans lequel j’allais écrire mes impressions. Je pus ainsi ordonner et traiter de mes expériences sur plus de 120 pages.

 

À part votre mère, vous montrez d’autres personnes atteintes de sclérose en plaques. Pour-quoi ?

Je ne voulais pas focaliser le film sur ma mère. En effet, elle ne peut pas communiquer. De plus, je voulais présenter plusieurs visages de la maladie et l’interaction d’autres gens avec la maladie m’intéressait.

 

Comment avez-vous rencontré les personnes dont vous avez dressé le portrait ?

J’ai demandé à mon entourage et me suis adressé à la société suisse de la sclérose en plaques. Quarante personnes se sont portées volontaires. J’ai parlé à quinze d’entre elles, six entrent en scène dans le film.

 

 

Une année s’est écoulée depuis la dernière prise du film. Avez-vous gardé le contact avec ces personnes ?

Oui, des amitiés ont vu le jour. Des amitiés qui se poursuivent. Quatre des protagonistes étaient aussi présents lors de la première à Soleure.

 

 

Comment réagissent-ils à votre film avec le recul ?

Cela m’a aussi intéressé. Se voir malade et démuni peut aussi être un fardeau. J’ai néanmoins reçu un retour positif : pour eux, leur collaboration dans ce film a apporté un sens nouveau à leur mal. Mes questions ont fait chanceler les interactions avec la maladie que les gens s’étaient construites.

 

Quand avez-vous remarqué que le film dépassait les limites du travail de maturité?

J’ai décidé avec l’enseignant responsable de mon travail de maturité de projeter le film au public. Au cinéma Luna à Frauenfeld il y a de la place pour une centaine de personnes. Or ce soir-là, bien plus de gens étaient présents. Alors j’ai senti que ce film pouvait toucher les gens. Les réactions du public après la séance m’ont surpris, voir subjugué. J’ai alors retouché le film avec un soutien professionnel et l’ai amélioré techniquement. Mes attentes ont été surpassées depuis bien longtemps mais je suis très content de constater que ce projet a une portée si grande et atteint tant de personnes. ”Destins Multiples” est très intense et contient beaucoup de témoignages personnels.

 

Comment avez-vous réussi à établir une telle proximité ?

Je n’ai pas apporté ma caméra à ma première visite chez les gens. J’ai d’abord cuisiné et mangé avec eux, j’ai appris à connaître leurs enfants, je les ai aidés au ménage. J’ai surtout mené de longues discussions avec eux. La confiance s’est lentement installée. Je leur ai aussi beaucoup parlé de moi.  Dans le film, on a l’impression qu’il s’agissait d’interviews mais en réalité c’étaient des dialogues. J’ai ensuite retiré ma voix.

 

Il existe un débat sur l’implication de l’auteur : seul un alcoolique peut écrire un livre étoffé sur l’alcoolisme. Seul un dépressif peut tourner un film sur la dépression qui mérite d’être vu. Qu’en pensez-vous ?

Je ne serais pas si absolu. Je ne peux parler que pour moi : j’ai la conviction d’être incapable de tourner un bon documentaire en restant neutre. La raison pour laquelle le film affecte beaucoup de gens est ma propre affection.

 

L’intimité de certaines scènes permet un rapprochement. Les protagonistes ont pu donner leur accord sur leur apparition dans le film. Vous n’avez pas pu demander votre accord à la personne qui vous est la plus proche : votre mère. Comment gérez-vous cela ?

Ce clivage ne peut pas être résolu et j’en suis conscient. J’ai abondamment discuté avec le personnel de soins et avec ma famille. J’ai très lentement expliqué mon projet à ma mère. Je l’ai d’abord photographiée avec un bouquet de fleurs entre elle et l’appareil. J’ai eu l’impression qu’elle était d’accord.

 

Vous a-t-elle donné, malgré son grand handicap, un signe qui a renforcé votre impression en la matière ?

Oui. Je voulais filmer ma mère en train de dormir. Néanmoins chaque fois que je lui rendais visite, elle était éveillée. Je me suis alors approché du bord de son lit et lui ai demandé si elle pouvait faire comme si elle dormait. Effectivement, après un moment, elle a tourné la tête sur le côté et a fermé les yeux.

 

Va-t-elle voir le film?

Oui, je le verrai avec elle et suis impatient de sa réaction.

 

Une scène a le potentiel d’embraser un débat très actuel. Rainer, l’une des personnes dont vous avez dressé le portrait met fin à ses jours avec l’aide d’Exit. Vous restez dans la pièce presque jusqu’au dernier moment.

Oui c’est à ce moment qu’à chaque séance, quelques personnes quittent la salle.

 

Quel est votre point de vue à ce sujet?

On devrait aborder cette question sans œillères éthiques. Qui décide dans quelles circonstances la vie vaut la peine d’être vécue ? Je renonce délibérément à en juger. C’est à chaque spectatrice ou spectateur de le faire soi-même. J’ai néanmoins conscience que le fait de montrer le recours à Exit dans mon film comme un chemin praticable est un jugement. Je suis convaincu qu’il est important de réfléchir sur sa propre fin. Exit en est une. Ma mère ne s’est jamais exprimée à ce sujet. Maintenant, elle n’en est plus capable. Cette impuissance est difficile à accepter.

 

Avez-vous fait l’expérience de réactions négatives?

Certaines associations émettent des opinions critiques. Pour elles, il est impensable de déterminer soi-même la fin de sa propre vie.

 

C’est presque inquiétant. On n’entend et ne voit que des éloges au sujet de votre premier film. Y a-t-il néanmoins quelque chose que vous n’êtes pas parvenu à réaliser?

J’ai rendu visite aux gens seul, je me suis occupé seul du son, de la lumière et de la caméra. On le voit au film. Je suis un perfectionniste. Ce ”manque de professionnalisme” n’était pas facile à surmonter.

 

Et l’éternelle question de la part des choses entre la forme et le contenu?

Exact. Dans ce cas là, le visuel et la technique étaient bel et bien secondaires. Le témoignage est crucial. Sans ces concessions, nous ne serions pas parvenus à une telle proximité. Et pourtant je continue à m’énerver au cinéma sur toutes sortes de choses et je me demande : pourquoi donc ai-je fait ceci de cette manière? (il rit)

 

Quel est le poids de la peur d’être soi-même atteint de sclérose en plaques ?

Je sais que la probabilité de tomber soi-même malade est augmentée d’un facteur 10 si un membre de ma famille est atteint. Vers la fin du tournage, j’ai été confronté à des symptômes qui ressemblent à ceux de la sclérose en plaques. Ceci m’insécurisait.

 

Vous êtes-vous fait examiner?

Oui, je n’ai pas la sclérose en plaques. J’étais simplement surchargé et éreinté par le travail intensif avec des nuits de découpage de films.

 

De par votre histoire familiale mais aussi à travers la réalisation du film, vous avez été massivement confronté avec la maladie, la souffrance et la mort. N’est-ce pas pour vous un fardeau?

Non. Je pense qu’il serait par exemple plus facile pour moi de  recevoir un diagnostic positif pour la SEP.

 

Que voulez-vous dire par là? N’est-il pas parfois préférable d’ignorer ce genre de choses ?

Je ne fonctionne pas comme ça, non. La connaissance me rend plus calme. Avec les solides principes que j’ai acquis, je n’aurai pas besoin de franchir certaines étapes que les personnes dont j’ai dressé le portrait ont dû éprouver. Cependant qui suis-je pour en juger ? Quand on est soi-même impliqué, les fondements que l’on a construits peuvent se briser.

 

Vous insistez sur le fait que ce film doit se libérer des dogmes. Il fallait lancer une discussion. Pouvez-vous formuler ceci de manière plus concrète?

Le film doit montrer que la dignité humaine est au dessus de tout. Une grande partie de cette dignité est définie par l’utilité d’une personne pour la société. Les gens malades sont incapables d’accomplir la plupart de ces ”exigences”. Comment peuvent-ils conserver leur dignité ? Comment pouvons-nous renforcer leur dignité ?

 

Et voici à nouveau la question de la vie digne d’être vécue.

Oui. Qu’est ce qui rend une vie vivable ? Comment réagir avec des gens qui ne correspondent pas à l’idéal de performance ? Mon film doit poser ces grandes questions à sa manière, sans faire de bruit, sans être absolutiste et sans montrer du doigt. Il doit aider les gens à remettre leurs idéaux en cause. Dans le meilleur des cas, il montre de la compréhension et montre qu’il existe des qualités qui ne sont pas liées au rendement

 

Interview : Raphael Amstutz,

”Bieler Tagblatt”

 

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